Estimation, bail commercial, licences, mandat, frais d'acquisition : les réponses de nos négociateurs, tous issus de l'univers CHR.
L'affaire est d'abord analysée dans son ensemble : bilans, bail, personnel, matériel, emplacement et inventaire. Un mandat est ensuite signé — il est obligatoire au titre de la loi Hoguet — et fixe le prix de présentation, la durée et les honoraires.
Vient la commercialisation : diffusion de l'annonce, présentation anonyme aux acquéreurs, sélection des candidats sur leur professionnalisme et leur capacité financière, visites et remise du dossier complet.
La négociation s'engage sur la base d'une offre d'achat. Une fois l'offre acceptée : inventaire contradictoire du matériel, signature du compromis avec ses clauses suspensives, recherche du financement bancaire, levée des clauses, transfert de la licence, inventaire du stock, puis signature de l'acte définitif chez le rédacteur.
Voir le déroulement détailléHuit critères pèsent principalement : le chiffre d'affaires, l'excédent brut d'exploitation (capacité d'autofinancement), l'emplacement, l'état des locaux, de l'agencement et du matériel, le bail (durée restante et loyer), le mode d'exploitation du vendeur, les autorisations particulières (licence IV, droits de terrasse) et l'état du marché.
Le fil conducteur reste le même : l'affaire doit permettre au repreneur de dégager assez de trésorerie pour rembourser ses emprunts. En pratique, un dossier finançable se situe autour de 60 à 70 % du prix emprunté sur sept ans.
Estimer mon fonds gratuitementEn exigeant une information complète avant de s'engager :
Oui. L'article L145-16 du Code de commerce frappe de nullité les clauses qui interdiraient de céder le bail dans le cadre d'une cession de fonds de commerce : le bailleur ne peut donc pas s'y opposer par principe, même si le contrat peut prévoir des formalités (agrément, intervention à l'acte, garantie solidaire).
La cession isolée du bail — sans le fonds — est une opération bien plus sensible : le bailleur y insère fréquemment des restrictions ou conditionne son accord, souvent contre des contreparties.
Lire l'article : bail commercial et droit au bailCela dépend du type de mandat signé.
Le renouvellement au terme des neuf ans n'a rien d'automatique. Si aucune des parties ne se manifeste, le bail se poursuit par tacite reconduction pour une durée indéterminée. Chacun peut alors y mettre fin avec un préavis d'au moins six mois — une indemnité d'éviction pouvant être due lorsque l'initiative vient du bailleur.
Attention à la durée : lorsque le bail dépasse douze ans par l'effet de la tacite prolongation, le locataire ne bénéficie plus du plafonnement du loyer. Le conseil d'un avocat spécialisé en droit des affaires est vivement recommandé.
Lire l'article : renouvellement du bail commercialTout dépend du mode de consommation et des boissons servies. Les licences restaurant n'autorisent la vente d'alcool qu'à l'occasion des repas ; les licences de débit de boissons (licence III, dite restreinte, et licence IV, dite grande licence) couvrent la consommation sur place avec ou sans repas.
Les anciennes licences I et II ne sont plus délivrées. Avant toute reprise, vérifiez la licence attachée à l'établissement, sa validité, ses conditions d'exploitation et les possibilités de transfert.
Lire l'article : licences de débit de boissonsAu-delà du prix du fonds et des honoraires d'intermédiation, il faut prévoir :
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