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Questions fréquentes

Vos questions sur la transaction de fonds de commerce

Estimation, bail commercial, licences, mandat, frais d'acquisition : les réponses de nos négociateurs, tous issus de l'univers CHR.

L'affaire est d'abord analysée dans son ensemble : bilans, bail, personnel, matériel, emplacement et inventaire. Un mandat est ensuite signé — il est obligatoire au titre de la loi Hoguet — et fixe le prix de présentation, la durée et les honoraires.

Vient la commercialisation : diffusion de l'annonce, présentation anonyme aux acquéreurs, sélection des candidats sur leur professionnalisme et leur capacité financière, visites et remise du dossier complet.

La négociation s'engage sur la base d'une offre d'achat. Une fois l'offre acceptée : inventaire contradictoire du matériel, signature du compromis avec ses clauses suspensives, recherche du financement bancaire, levée des clauses, transfert de la licence, inventaire du stock, puis signature de l'acte définitif chez le rédacteur.

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Huit critères pèsent principalement : le chiffre d'affaires, l'excédent brut d'exploitation (capacité d'autofinancement), l'emplacement, l'état des locaux, de l'agencement et du matériel, le bail (durée restante et loyer), le mode d'exploitation du vendeur, les autorisations particulières (licence IV, droits de terrasse) et l'état du marché.

Le fil conducteur reste le même : l'affaire doit permettre au repreneur de dégager assez de trésorerie pour rembourser ses emprunts. En pratique, un dossier finançable se situe autour de 60 à 70 % du prix emprunté sur sept ans.

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En exigeant une information complète avant de s'engager :

  • Le chiffre d'affaires : demandez le détail mensuel des trois derniers exercices, c'est la base de toute estimation.
  • Les conditions d'ouverture : jours travaillés, congés, fermetures hebdomadaires et horaires réels, vérifiables sur le brouillard de caisse.
  • Le personnel : le personnel suit le fonds. L'acte doit préciser le nom, la fonction, l'ancienneté, le salaire et les avantages de chaque salarié.
  • Le matériel : tout matériel est réputé être aux normes. Demandez les procès-verbaux d'exécution des mises en demeure éventuelles.
  • La forme juridique de la cession : la prudence est de rigueur pour ne pas hériter du passif. Une clause d'engagement de passif assortie d'une garantie (hypothèque ou caution bancaire) est recommandée.
  • La distinction murs / fonds : les murs sont les locaux ; le fonds est l'outil de production — clientèle, droit au bail, nom commercial, droits de propriété industrielle, marchandises et matériel.

Oui. L'article L145-16 du Code de commerce frappe de nullité les clauses qui interdiraient de céder le bail dans le cadre d'une cession de fonds de commerce : le bailleur ne peut donc pas s'y opposer par principe, même si le contrat peut prévoir des formalités (agrément, intervention à l'acte, garantie solidaire).

La cession isolée du bail — sans le fonds — est une opération bien plus sensible : le bailleur y insère fréquemment des restrictions ou conditionne son accord, souvent contre des contreparties.

Lire l'article : bail commercial et droit au bail

Cela dépend du type de mandat signé.

  • Le mandat exclusif : le mandant s'interdit de traiter directement ou indirectement la vente ou la location de son bien. Un seul intermédiaire est mandaté.
  • Le mandat simple : le mandant garde la liberté de traiter avec qui bon lui semble. Il peut dans ce cas consentir autant de mandats qu'il le souhaite.

Le renouvellement au terme des neuf ans n'a rien d'automatique. Si aucune des parties ne se manifeste, le bail se poursuit par tacite reconduction pour une durée indéterminée. Chacun peut alors y mettre fin avec un préavis d'au moins six mois — une indemnité d'éviction pouvant être due lorsque l'initiative vient du bailleur.

Attention à la durée : lorsque le bail dépasse douze ans par l'effet de la tacite prolongation, le locataire ne bénéficie plus du plafonnement du loyer. Le conseil d'un avocat spécialisé en droit des affaires est vivement recommandé.

Lire l'article : renouvellement du bail commercial

Tout dépend du mode de consommation et des boissons servies. Les licences restaurant n'autorisent la vente d'alcool qu'à l'occasion des repas ; les licences de débit de boissons (licence III, dite restreinte, et licence IV, dite grande licence) couvrent la consommation sur place avec ou sans repas.

Les anciennes licences I et II ne sont plus délivrées. Avant toute reprise, vérifiez la licence attachée à l'établissement, sa validité, ses conditions d'exploitation et les possibilités de transfert.

Lire l'article : licences de débit de boissons

Au-delà du prix du fonds et des honoraires d'intermédiation, il faut prévoir :

  • Les honoraires de rédaction d'acte (notaire ou avocat), à tarifs libres et donc négociables — souvent entre 2 % et 3 % du prix de vente.
  • Les droits de mutation, selon un barème progressif : exonérés jusqu'à 23 000 €, 3 % sur la tranche de 23 000 € à 200 000 €, puis 5 % au-delà.
  • Le stock de marchandises, payé en complément du prix. Mieux vaut en fixer un plafond maximum dès le compromis.
Lire l'article : quels frais prévoir ?

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